La région de Ziguinchor a accueilli ce mardi une rencontre d’une portée stratégique : une réunion tripartite entre la Zone militaire n°5, la Zone militaire n°6 et une délégation des forces de défense et de sécurité de la République de Guinée-Bissau. L’objectif affiché est clair : renforcer la coopération sécuritaire et améliorer la coordination des patrouilles conjointes le long de la frontière commune.

Une rencontre sous haute autorité

Présidée par Mor Talla Tine, Gouverneur de la région de Ziguinchor, la cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence du Colonel Cheikh Guèye, Commandant de la Zone militaire n°5, du Colonel Théodore Adrien Sarr, Commandant de la Zone militaire n°6, ainsi que des représentants des forces armées, de la police, des douanes, des eaux et forêts et des services techniques des deux pays.Le Gouverneur a salué la délégation bissau-guinéenne, rappelant l’importance de relancer le cadre de concertation entre autorités administratives et forces de défense des deux côtés de la frontière.

Vers une approche intégrée de la sécurité

Dans son allocution, le Colonel Cheikh Guèye a insisté sur la nécessité d’une coopération opérationnelle durable, fondée sur la confiance et la complémentarité. Les travaux devront permettre :

D’identifier les menaces majeures (trafics illicites, criminalité organisée, mouvements suspects), de déterminer les zones prioritaires pour les premières patrouilles conjointes; de mettre en place des mécanismes efficaces de liaison, d’échange d’informations et de partage du renseignement.

Le Gouverneur Tine a, pour sa part, rappelé que la frontière ne doit pas être perçue comme une ligne de séparation, mais comme un espace de vie et de brassage entre des populations liées par l’histoire, la culture et l’économie.

Une diversité d’acteurs pour une sécurité globale

La présence des forces armées, de la gendarmerie, de la police, des douanes et des eaux et forêts traduit une volonté d’adopter une approche globale de la sécurité frontalière. Cette diversité est perçue comme une richesse, permettant d’aboutir à des solutions réalistes et adaptées aux préoccupations des populations.

Ainsi, es sous-commissions de travail devront produire des résultats concrets :

Un calendrier prévisionnel des patrouilles conjointes; des modalités claires de coordination, un mécanisme de suivi et d’accompagnement des opérations.

Une étape décisive pour la paix régionale

Au-delà des aspects techniques, cette rencontre illustre la volonté des deux États de bâtir une coopération frontalière solide et durable. Elle marque une étape importante dans la consolidation de la paix et de la stabilité dans la région de Cacheu et en Casamance .En unissant leurs forces, le Sénégal et la Guinée-Bissau posent les bases d’une frontière de paix, de sécurité et de prospérité au service des populations.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *