Les quotidiens parvenus mercredi à l’APS traitent principalement du recours introduit par le président de la République auprès du Conseil constitutionnel pour contester la régularité de la procédure ayant conduit à l’adoption, le 29 juin dernier par l’Assemblée nationale, de la proposition de loi constitutionnelle portée par le groupe parlementaire Pastef.
Le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, a introduit, mardi, “un recours ‘pour violation de la procédure’ visant la proposition de loi constitutionnelle n°17/2026 portée par des députés du groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes” et adoptée par l’Assemblée nationale le 29 juin dernier, rapporte Le Soleil.
Le journal ajoute que le président de la République “demande au Conseil constitutionnel de statuer en urgence, dans un délai de huit jours”. Sud Quotidien précise que le chef de l’Etat ne conteste “pas le contenu de la réforme, mais la régularité de la procédure ayant conduit à son adoption”.
“Le chef de l’Etat n’a pas dit son dernier mot par rapport au projet de révision constitutionnelle que Pastef veut lui imposer”, constate Walfquotidien. “Diomaye passe à l’acte” en introduisant un recours auprès du Conseil constitutionnel, peut-on lire à la une de cette dernière publication.
Selon L’Observateur, la saisine du Conseil constitutionnel par le président de la République “va au-delà du simple volet juridique” et “pourrait avoir des ramifications politiques”, car “au-delà de la question juridique, ce recours place les sept sages […] au cœur d’un bras de fer inédit” entre le chef de l’Etat et le président de l’Assemblée nationale.
“La bataille politique entre le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, et le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, prend une nouvelle tournure”, insiste le quotidien Vox Populi.
“Diomaye porte le bras de fer devant les 7 sages”, affiche L’As. Le Quotidien renchérit : “Le bras de fer au sommet de l’Etat ne faiblit pas”.
“Arguant d’une violation flagrante de la procédure parlementaire lors du vote de la loi de révision constitutionnelle du 29 juin dernier, reprend Le Quotidien, le président de la République a officiellement saisi le Conseil constitutionnel ce lundi 6 juillet 2026”.
Le journal ajoute que ce recours, “assorti d’une déclaration d’urgence absolue et soutenu par des preuves audiovisuelles accablantes”, “place désormais les ‘Sages’ sous une pression temporelle inédite : ils ont exactement huit jours pour trancher ce bras de fer historique”.
Sud Quotidien fait observer que cette révision constitutionnelle initiée dans le cadre des réformes institutionnelles promises par le président Bassirou Diomaye Faye “a connu un parcours mouvementé”.
“Après avoir été examinée une première fois par le Conseil constitutionnel qui avait demandé plusieurs ajustements, une proposition de loi a été déposée par des députés avant d’être adoptée le 29 juin 2026 par l’Assemblée nationale”, rappelle le même journal.
“Au cours de cette session, poursuit-il, le gouvernement avait annoncé que le chef de l’Etat entendait soumettre le texte à référendum conformément à l’article 103 de la Constitution. Quelques jours plus tard, le président [de la République] a finalement saisi le Conseil constitutionnel, contestant non pas le contenu de la réforme, mais la régularité de la procédure ayant conduit à son adoption”.
BK