La relation entre Londres et Dakar a nettement changé d’échelle ces dernières années, portée par une forte progression des échanges et des investissements. Dans un entretien accordé à L’Observateur, l’ambassadrice du Royaume-Uni à Dakar, Carine Robarts, estime que le volume des échanges commerciaux avoisine désormais 700 milliards de francs CFA, soit quatre fois plus qu’en 2020. Parallèlement, plus de 50 entreprises britanniques sont actives dans le pays, pour un total d’investissements cumulés de 2 795 milliards.

Le lancement de la Chambre de commerce 

La diplomate, qui annonce le lancement de la Chambre de commerce britannique ce 27 avril, y voit « à la fois l’aboutissement d’un partenariat économique en plein essor et un tournant stratégique ». Selon l’interlocutrice du quotidien du Groupe futurs médias, cette institution « offre un cadre unique pour accélérer l’investissement britannique au Sénégal, renforcer le dialogue public-privé et réaffirmer l’engagement des entreprises ». Elle précise d’ailleurs que l’objectif est de « passer d’un rôle de donateur à celui de partenaire et d’investisseur, en accompagnant les priorités africaines ».

Énergie et Infrastructures : des projets structurants

Cette dynamique est particulièrement visible dans le secteur énergétique, où le Royaume-Uni s’impose comme le premier investisseur étranger. Près de 1 639 milliards sont mobilisés dans le cadre du Fonds mobilisés via le Partenariat pour une Transition Énergétique Juste (JETP) pour atteindre 40 % d’énergies renouvelables d’ici 2030, tandis que 18 milliards ont été investis dans des centrales solaires, notamment à Bokhol. Le port de Ndayane est également présenté comme un projet structurant capable d’augmenter le PIB de 3 % et de générer environ 22 000 emplois à l’horizon 2035.

Dans le secteur de la santé, environ 100 milliards ont été mobilisés pour l’usine de vaccins MADIRA à l’Institut Pasteur de Dakar, renforçant la position du Sénégal comme « pôle régional de l’industrie pharmaceutique ».

Enfin, les retombées économiques et sociales sont déjà visibles, avec plus de 2 000 emplois créés par West Africa Farms, 1 477 sites télécoms déployés par Helios Towers connectant environ 13 millions de Sénégalais, et des initiatives agricoles intégrant plus de 850 petits éleveurs, illustrant la volonté de promouvoir « l’émergence d’un secteur privé plus structuré, plus inclusif et tourné vers la création de valeur locale ».

Auteur: Senewebnews-RP
Publié le: Lundi 27 Avril 2026

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