Les résultats parus dans la presse du jour font état d’une mort par « asphyxie, suite à une strangulation » : le rapport médico-légal indique qu’« il l’a étranglé pendant 30 minutes ».
L’acharnement post-mortem
Pire, ajoute L’Observateur, le mis en cause se serait acharné sur la dépouille plusieurs heures après le décès. Muni d’un objet tranchant, il aurait procédé à « l’ablation des yeux ainsi que des perforations viscérales » sur le corps sans vie, dans le but présumé de faire croire à une bagarre mortelle.
Il tente de maquiller le crime
Pour parfaire sa mise en scène, il aurait ligoté la victime, recouvert sa tête d’une cagoule, placé le corps dans un sac avant de l’abandonner dans une maison en chantier, dissimulé sous des tôles.
Face aux enquêteurs, Karamo Cissé Ndiaye avait d’abord avancé la thèse d’une chute accidentelle. Il aurait ensuite reconnu avoir étranglé la lycéenne au cours d’une altercation, après qu’elle a voulu quitter la chambre qu’il occupait. Après les faits, il aurait pris la fuite, passant par Saint-Louis puis Touba avant de rejoindre Ndiapandal, où le marabout auprès duquel il s’était réfugié aurait décidé de le livrer aux forces de l’ordre.
Transféré à la Section de recherches de Saint-Louis, le suspect devrait être déféré dans les prochaines heures devant le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Saint-Louis. Il est poursuivi pour assassinat avec actes de barbarie.