Les États-Unis ont salué, mardi, la décision du Tchad de se retirer du Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale (CPI), estimant qu’elle traduit une réaffirmation de la souveraineté nationale et appelant les autres États parties à suivre la même voie.
Dans une déclaration publiée par le Bureau des Affaires africaines du Département d’État, Washington a indiqué accueillir favorablement la décision de N’Djamena de quitter la CPI et de « rejoindre le nombre croissant de nations qui reprennent leur souveraineté » face à une institution que les autorités américaines qualifient de « défaillante ».
Les États-Unis ont réaffirmé leur opposition à la juridiction de la CPI, rappelant la position du secrétaire d’État Marco Rubio selon laquelle Washington « ne cédera jamais sa souveraineté à un tribunal mondial irresponsable ».
Le Département d’État a également annoncé le lancement d’une campagne gouvernementale visant à mettre fin à ce qu’il considère comme les « excès d’autorité illégitimes » de la Cour, tout en exhortant les autres États membres à se retirer du Statut de Rome.
Cette réaction intervient au lendemain de l’annonce par le gouvernement tchadien de son retrait du traité fondateur de la CPI, conformément aux dispositions prévues par le Statut de Rome.
L’Assemblée nationale du Tchad a, de son côté, apporté son soutien à cette décision, affirmant dans une déclaration qu’elle constitue un « choix souverain » conforme aux procédures prévues par le traité et qu’elle s’inscrit dans « la défense des intérêts supérieurs de la Nation » et l’affirmation de la souveraineté nationale.
Le Parlement tchadien a également salué la vision du président de la République, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, et réaffirmé sa confiance dans les juridictions nationales ainsi que dans les mécanismes judiciaires africains pour lutter contre l’impunité et répondre aux réalités du continent.
Le gouvernement tchadien avait annoncé, le 27 juillet 2026, son retrait du Statut de Rome, traité fondateur de la Cour pénale internationale.