Lors de la présentation du plan de redressement économique et social, ce vendredi 1er août 2025 au Grand Théâtre de Dakar, le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a déploré l’impact de la suspension du programme avec le FMI sur les finances publiques sénégalaises. « Suite à la publication du rapport de la Cour des comptes, la suspension du programme avec le FMI a mis nos finances publiques à rude épreuve », a-t-il déclaré. Cette suspension, consécutive à la révélation d’une « dette cachée » de 7 milliards USD et d’un ratio dette/PIB réévalué à 118 % en 2024, a compliqué l’accès aux marchés financiers internationaux à des conditions abordables et entraîné la suspension des appuis budgétaires. Sarr a noté que cette situation, combinée à un contexte mondial de réduction de l’aide publique au développement, a créé des écarts significatifs dans le financement du cadre macroéconomique du plan quinquennal 2025-2029. Le ministre a également rappelé que le Sénégal, membre de l’UEMOA, est soumis à des règles de discipline budgétaire et de limitation de l’endettement, imposées par une banque centrale indépendante pour préserver la viabilité du régime de change. « Ces règles existent pour préserver la viabilité de régime de change que nous nous sommes choisis, nonobstant les évolutions nécessaires à moyen terme pour relaxer cette contrainte », a-t-il expliqué.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *