Au cœur de la mise en œuvre du Pacasen, les préfets sont formés sur l’application rigoureuse du contrôle de légalité. Une mission jugée essentielle par la direction générale de l’administration territoriale pour garantir la fiabilité des actes locaux, tout en maintenant un rôle de conseil.
Les 46 préfets du Sénégal ont bénéficié d’une session de formation dans le but de leur permettre, en tant qu’autorités déconcentrées, de mieux s’approprier le Programme d’appui aux communes et agglomérations du Sénégal (Pacasen).
Ouvert, hier, à Dakar, l’atelier est axé sur le contrôle de légalité. Pour le directeur de la direction générale de l’administration territoriale (Dgat), William Manel, ce contrôle de légalité est un élément important dans la mission des préfets. « La Constitution a consacré la libre administration des collectivités territoriales, mais sous le contrôle de l’État. Ce contrôle exercé par les préfets et les sous-préfets permet à l’État de garantir la fiabilité, mais également la légalité des actes pris par les collectivités territoriales », a indiqué le directeur de la Dgat. D’après lui, des manquements ont été notés dans l’application de ce contrôle, alors que les articles du Code général des collectivités territoriales (articles 243, 244 et 245) doivent être appliqués à la lettre et en toute intelligence. Pour lui, ces textes sont une sorte de bréviaire permettant aux représentants de l’État de préparer un budget ou de vérifier la conformité des actes d’urbanisme, domaniaux, etc.
Pour le préfet de Dakar, Chérif Blondin Ndiaye, ses pairs sont avant tout des conseillers des collectivités territoriales et à ce titre, il doit y avoir une collaboration entre les deux entités. Baye Oumy Guèye, secrétaire général de l’Agence de développement municipal (Adm) affirme que les préfets sont importants dans la mise en œuvre du Pacasen. « Il est essentiel de disposer des outils et des compétences nécessaires, de maîtriser les textes réglementaires, afin d’encadrer les collectivités », a déclaré M. Guèye. Selon lui, la direction générale de l’administration territoriale fait partie des 14 structures de l’État ciblées, dans le cadre du Pacasen, pour renforcer leurs capacités à travers des formations. À la suite des préfets, les 127 sous-préfets seront formés.
Maguette NDONG