Les prélèvements, qui correspondent aux jours de débrayage observés lors des récents mouvements d’humeur, touchent aussi bien le salaire de base que certaines indemnités. Sur les réseaux sociaux et dans les groupes de discussion professionnels, les témoignages de fiches de paie amputées d’un tiers, voire de la moitié de leur valeur habituelle, se multiplient, provoquant une onde de choc dans les salles de classe.
L’application de ces retenues marque un durcissement de la position de l’État face aux syndicats d’enseignants. Si la loi permet l’application du principe du « service fait », la rapidité et l’ampleur des ponctions sont perçues par les organisations syndicales comme une tentative de cassage du mouvement social. Les leaders syndicaux, qui ne s’attendaient pas à des montants aussi élevés, ont déjà commencé à se concerter pour apporter une réponse à ce qu’ils qualifient de « provocation financière ».
